07.03.2009

Un an...

Un an de vie

Un an d'amour

Un an à apprendre

Un an à s'apprendre

Un an si vite passé

Un an tellement riche

Un an sans s'arrêter

Un an sans sommeil

ou alors si peu

Un an à ton rythme

Un an à m'oublier

Un an à ne penser qu'à toi

Un an à te regarder

te chérir, d'admirer

Un an à m'émerveiller

Un an à t'émerveiller

Un an à NOUS émerveiller

Un an de regards pétillants

Un an de complicité

Un an de sourires

Un an de rires

Un an de pleurs et de colères aussi

Un an de progrès démultipliés

Un an de beauté pure

Un an de douceur

Un an de câlins

Un an de fusion

Un an de tétées...

Un an en famille

Un an de maman

Un an exceptionnel, et combien d'autres encore ?

 

Merci d'être là, merci d'exister, merci d'avoir changé ma vie, nos vies, à tout jamais. Depuis toi, je suis sur un nuage dont je ne tombe que rarement. Bon anniversaire, ma doucette, le premier d'une longue série. Il y a un an, à cette heure-là (00h20), j'arrivais tout juste à la maternité, et de longues heures allaient encore passer avant que tu naisses. C'était hier, et pourtant, il s'est déjà passé un an. Le bébé frustré de ne rien pouvoir faire est devenu une jolie fleur aux airs coquins qui marche en s'appuyant sur les meubles... Il faut absolument que je revienne sur cette année exceptionnelle... En mots et en images. A très bientôt, donc. Bisous tout doux, ma lilipuce. Ce soir, je t'aiderai à souffler ta première bougie...

 

19.12.2008

Il s'appelait Clément...

 

Aujourd'hui, on enterre un bébé... Le bébé d'une jeune femme avec qui j'ai vécu ma grossesse par le biais d'Internet. Le petit Clément est né un peu en retard, le 1er avril, mais Emmanuelle, sa maman, est restée une « marsette 2008 » et a donc posté chez les bébés de mars 2008. Il n'avait pas un mois quand le cancer a été diagnostiqué. Quand j'ai lu cette affreuse nouvelle, je pensais qu'il ne resterait pas longtemps parmi nous. Pourtant, il a bien réagi aux traitements, le cancer a battu en retraite...pendant un temps. Cette sale bête est revenue à la charge, et notre petit Clément, le super-héros des marsettes, si souriant, si courageux, a fini par s'endormir dans les bras de sa maman...

 

Tant de sentiments se mélangent en moi : injustice, colère, tristesse, angoisse, sérénité...

 

Injustice car je ne pourrai jamais tolérer de voir un enfant mourir. Ce n'est pas dans l'ordre des choses, même si c'est arrivé souvent par le passé et encore aujourd'hui, la preuve. Et à présent que je suis maman, je ne peux que me mettre à la place des parents, et me demander comment on peut se remettre de la mort d'un enfant, comment peut-on accepter de voir cette promesse de bonheur qu'est la grossesse se transformer en silence, en solitude, en drame.

 

Colère, parce que ce petit n'a presque connu que l'hôpital et les médicaments, à l'âge où l'on a juste besoin de ses parents, d'amour et de câlins. Et tout ça pour rien... Enfin si, pour être aimé passionnément pendant presque 9 mois et donner lui aussi énormément d'amour en retour. Et une leçon de vie, aussi. Car j'ai eu la chance de connaître Clément, pas en « vrai », malheureusement, mais via le net, et j'ai vu un petit garçon toujours souriant se battre plus fort contre la maladie que pas mal d'adultes.

 

Tristesse, bien sûr... Parce qu'il n'aura jamais la vie qu'il méritait, et parce que ses parents ne peuvent plus le serrer dans leurs bras. Parce que j'imagine leur douleur et que ça me fait mal à moi aussi. Parce que je ne peux pas m'empêcher, en regardant ma fille dormir ou jouer, insouciante et joyeuse, de me demander dans quel état je serais si je devais la voir gravement malade ou la perdre.

 

Angoisse, un peu pour les mêmes raisons, parce qu'on ne sait pas de quoi demain sera fait, parce que ça n'arrive pas qu'aux autres. Parce que je veux que ma fille reste en bonne santé, bien sûr, mais parce que je veux aussi qu'elle grandisse avec ses parents. Je pense au cancer qui a tué mon père et je me dis que j'en serai peut-être victime aussi, qui sait ? Depuis la naissance de Lilith, je me dis qu'il faut que je prenne soin de ma santé, pour elle. Et que son père en fasse autant. Je pense à Awaii, une marsette très touchée également par la disparition de Clément, bien sûr, qui mène depuis des mois une bataille (bien partie pour être victorieuse) contre un cancer du sein, elle aussi m'a permis de me rappeler la fragilité de notre bonheur...

 

Sérénité : parce qu'il ne souffre plus. Parce que même si j'ai un rapport compliqué avec la religion, j'aime à croire qu'il y a quelque chose au-delà de la vie et que Clément continue de recevoir tout l'amour dont il a besoin là où il est. Parce que peut-être qu'il garde un oeil sur ses parents et sur nous tous. Et parce que grâce à lui, je mesure et savoure encore plus mon bonheur...

 

Sérénité aussi quand je vois la réaction de sa maman. D'une dignité, d'un courage incroyable. Elle a posté sur le forum pour nous remercier de notre soutien, nous a raconté la fin paisible de Clément, et chaque mot d'elle semblait touché par la grâce. Je ne sais pas si c'est la courte présence de Clément dans leur vie qui les a rendus, elle et son mari, aussi exceptionnels, ou bien s'ils étaient exceptionnels au départ et ont donné cette qualité à leur fils, mais le fait est là : Emmanuelle et son mari Arnaud ont une force incroyable en eux et j'espère que ça les aidera à s'en sortir. En tout cas, nous, les marsettes, et d'une manière générale, tous les membres de Doctissimo, seront présents à leurs côtés pour les aider à avancer. Nous étions déjà des amies, Clément a fait de nous une famille.

 

A Clément, 1er Avril – 15 décembre 2008

A Emmanuelle et Arnaud

 

Aux marsettes 2008 aussi...

 

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Petit Clément restera à jamais le super-héros des marsettes... Petit Clément a cessé de souffrir et vit désormais pour toujours dans nos coeurs...

28.10.2008

Inconditionnellement

Deux saphirs bordés de longs cils noirs

Des joues à croquer

Un nez adorable

Une jolie bouche rose

Des oreilles délicatement ourlées

 

Une poupée ?

Non, c'est bien de toi qu'il s'agit,

Toi, ma fille

Toi, ma plus belle réussite

Sans conteste possible.

 

Une peau diaphane

Un teint de porcelaine

Un léger duvet d'or sur ta si jolie tête

Des petits pieds que tu admires

De petites mains qui cherchent à tout attraper,

A commencer par ton papa et moi...

 

Mon plus merveilleux cadeau

Plus beau que dans mes rêves

Merci à ton papa, merci la vie aussi

Pour m'avoir permis de devenir maman, enfin...

 

Un soleil, ce sourire radieux

Des diamants, ces yeux rieurs

Du satin, cette peau à bisous

De la soie, tes mains qui me caressent

Du bonheur à l'état pur, ton existence.

 

La perfection n'existe pas

Mais toi, mon coeur, tu t'en rapproches.

Bien sûr, tout n'est pas rose.

Les nuits sont chaotiques,

Ton caractère de cochon Ta personnalité hors du commun

Et ton amour dévorant pour ta maman

Ne sont pas des plus reposants.

 

Tu portes si bien ton prénom

A la fois doux et dur,

Beau et sulfureux

Angélique et démoniaque

Ma Lilith...

 

Si belle quand tu souris, quand tu dors

Et même quand tu pleures

Mon regard fier a du mal à se détacher de toi.

J'écris ce texte tout en te regardant dormir,

Sereine, près de moi.

Et mon coeur déborde d'amour à chaque instant...

 

J'ai connu l'amour filial

L'amour fraternel

Le grand amour

Me voilà à présent riche de l'amour maternel

Intense, absolu, à nul autre pareil.

 

Plein de bonheur à toi, ma fille

Je ferai tout pour qu'il en soit ainsi

Je te rassurerai autant qu'il faudra

Afin que tu mordes la vie à pleines dents

 

En attendant, des dents, tu n'en as que deux

Profite tant que tu le peux

De ta vie de bébé

Du sein que tu aimes tant

De la douceur du portage en écharpe

Et de ces nuits encore en partie communes.

 

Fais-nous partager tes progrès quotidiens

Les éclats de rire, la station assise

Les gazouillis qui s'enrichissent

A défaut de ressembler à des mots !

 

Ces quelques lignes pour te dire

Que tu m'inspires, ma muse

Et que

 

JE T'AIME

 

Inconditionnellement.

 

 

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